mercredi 15 août 2007
Histoire de l'anarchie
Graffiti attribué à Guy Debord( carte postale, photo et légende de Louis Buffier)
Semaine du 22 au 31 mars
Ephéméride Anarchiste
22 mars
Eugen RELGIS
Le 22 mars 1987, mort d'Eugen RELGIS, à Montevideo (Uruguay).Militant pacifiste, libertaire, écrivain et poète.Il est né le 2 mars 1895 en Roumanie. Passionné de poésie, il publie, à partir de 1915, de nombreux recueils. Marqué par le premier conflit mondial, il devient un ardent militant pacifiste. Il écrit plusieurs études sociales (dont "Les principes humanitaristes" publié en 1922, en Roumanie) qui seront traduits dans de nombreuses langues. En 1925, il est membre de l'Internationale des Résistants à la Guerre "War Resisters International". Il participe à la conférence pacifiste d'Hodeston (Londres), puis à celle de Sonntagsberg (Autriche) en juillet 1928. Persécuté par le régime fasciste puis par le communisme, il quitte la Roumanie et se fixe en Uruguay. A Montevideo, il fait partie d'un groupe avec Abraham Guillen, Gerard Gatti et d'autres, chargé de la préservation d'archives libertaires envoyées d'Europe, mais la police découvre l'endroit, donne l'assaut au local et vole tout ce qui s'y trouve. Eugen Relgis parvient pourtant, après maintes difficultés, à échapper à la police. Dans les années cinquante il rencontre, à Rio de Janeiro, l'anarchiste José Oiticica dans le but de faire traduire ses oeuvres en portugais (elles sont pour la plupart méconnues en France)."Toutes les institutions sociales, depuis l'école jusqu'à l'église, depuis le Parlement jusqu'à l'Académie sont prises dans le filet de la politique - et subordonnées à ceux qui ont intérêt à perpétuer l'esclavage et l'ignorance"in : L'Internationale Pacifiste (1929)
Le 22 mars 1812, naissance de Stephen Pearl ANDREWS
Alexandre Marius Jacob
Le 22 mars 1905, au palais de justice d'Amiens, se clôt le procès d'Alexandre Marius JACOB, cambrioleur anarchiste, et de sa bande "Les travailleurs de la nuit" qui auront à leur actif 150 cambriolages. Marius Jacob et Félix Bour sont condamnés aux travaux forcés à perpétuité. 14 personnes écopent de 5 à 20 années de réclusion et 7 sont acquittés."Pourquoi j'ai cambriolé""(...) Moi aussi je voudrais vivre dans une société où le vol serait banni. Je n'approuve et n'ai usé du vol que comme moyen de révolte propre à combattre le plus inique de tous les vols : la propriété individuelle. Pour détruire un effet, il faut au préalable en détruire la cause. S'il y a vol, ce n'est que parce qu'il y a abondance d'une part et disette de l'autre ; que parce que tout n'appartient qu'à quelques uns. La lutte ne disparaîtra que lorsque les hommes mettront en commun leurs joies et leurs peines, leurs travaux et leurs richesses ; que lorsque tout appartiendra à tous. Anarchiste révolutionnaire j'ai fait ma révolution, vienne l'anarchie".Ainsi se termine la déclaration faite par Jacob à son procès.
Le 22 mars 1968, à la cité universitaire de Nanterre (région parisienne), émergence du mouvement contestataire étudiant qui, mené par Daniel COHN-BENDIT (se réclamant de l'anarchie) sera le ferment révolutionnaire du mai 68 français. Il prendra le nom du "Mouvement du 22 mars".
Ephéméride Anarchiste
23 mars
Aristide Lapeyre
Le 23 mars 1974, mort d'Aristide LAPEYRE à Bordeaux.Militant anarchiste, pacifiste et néo-malthusien.Il est né le 31 janvier 1899. Adolescent pauvre, il devient anarchiste et fréquente "La ruche" de Sébastien Faure. Coiffeur de profession, eszn 1929, avec ses frères, Laurent et Paul, il participe à la création de la CGT-SR. Il est déjà un conférencier anarchiste reconnu lorsqu'en 1928, il soutient la "synthèse anarchiste" chère à Sébastien Faure. En 1929, il crée un journal violemment anticlérical "Lucifer" (qui existera jusqu'en 1935). Militant activement pour la limitation des naissance, il fait la connaissance du Dr anarchiste Norbert BARTOSEK, et se fait stériliser par vasectomie. Accusé de "complicité de castration", il est alors poursuivi par la justice, en 1935, dans le cadre de "l'affaire des stérilisés de Bordeaux". En 1936, il prend part à la révolution espagnole, se chargeant du bureau de propagande de la CNT-FAI, puis il crée le journal "Espagne Antifasciste" qui deviendra "Espagne nouvelle" et dont Prudhommeaux sera rédacteur.Il projette ensuite de créer une école libertaire, en France, mais la guerre éclate. Il aidera alors de nombreux compagnons à se soustraire à la Gestapo, et sera pris en otage par les nazis en octobre 1941, manquant de peu d'être exécuté. Infatigable, il lutte ensuite pour la reconstruction du mouvement anarchiste de l'après-guerre,mais n'abandonne pas pour autant le combat anticlérical et néo-malthusien. Il se bat pour le droit à l'avortement, n'hésitant pas à en pratiquer lui-même. Le 19 juin 1973, il est condamné à 5 ans de prison, suite au décès accidentel d'une patiente. Victime d'une hémiplégie, Aristide Lapeyre est libéré pour raison médicale, mais mourra peu de temps après, le 23 mars 1974.
Le 23 mars 1860, naissance d'André GIRARD
Le 23 mars 1901, mort de Pierre FAUVET
Le 23 mars 1871, proclamation de la Commune, à Lyon.
Le 23 mars 1871, à Marseille, après plusieurs tentatives avortées (8 août et 1er novembre 1870) un mouvement insurrectionnel met en place la Commune de Marseille.Après l'annonce de l'insurrection parisienne et la provocation de Thiers et de l'armée, une insurrection populaire s'empare des bâtiments publics. Une Commission départementale, composée de 12 membres représentatifs des diverses parties (dont Charles Alerini pour l'Internationale) avec à sa tête le radical Gaston Crémieux, ratifie les pouvoirs de la Commune révolutionnaire. Le drapeau noir est arboré (en signe de deuil de la Patrie) sur la préfecture. "A Marseille, les citoyens prétendent s'administrer eux-mêmes, dans la sphère des intérêts locaux." Le 3 avril, la troupe appuyée par trois navires qui croisent au large du port, marche sur la ville. Le 4 avril malgré les barricades dressées, la fraternisation de deux bataillons d'infanterie et une ultime médiation tentée par Gaston Crémieux, l'armée fait bombarder la ville, 300 obus tombent sur la préfecture et des combats acharnés se déroulent jusqu'au soir où la préfecture est finalement investie par les marins. La Commune marseillaise est vaincue et la répression cléricale et réactionnaire peut s'exercer impitoyablement.
Le 23 mars 1871, Déclaration de l'Association internationale des travailleurs (A.I.T) "L'indépendance de la commune est le gage d'un contrat dont les clauses librement débattues feront cesser l'antagonisme des classes et assureront l'égalité sociale.(...)Nous avons combattu, nous avons appris à souffrir pour notre principe égalitaire, nous ne saurions reculer alors que nous pouvons aider à mettre la première pierre de l'édifice social".(extraits)
En-tête du premier numéro
Le 23 mars 1913, sortie à Micheroux-Fleron (Liège, Belgique) du premier numéro du bimensuel "L'action anarchiste", révolutionnaire - communiste. Le gérant du journal (lequel s'arrêtera après huit numéros parus) est Jean Kroonen.Epigraphe: "Les anarchistes veulent instaurer un milieu social qui assure à chaque individu la plus grande somme de bonheur adéquate au développement progressif de l'humanité".
Le 23 mars 1921, Milan, (Italie), une bombe explose au théâtre Diana, faisant de nombreux morts et blessés. C'est l'oeuvre d'un groupe anarchiste individualiste qui croyait atteindre le commissaire de police Gasti. Manipulé, semble-t-il, par la police, l'attentat servira de prétexte à une répression généralisée contre les anarchistes. Les responsables de cet attentant seront jugés le 9 mai 1922. Les fascistes quant à eux en profitent pour attaquer les sièges des Syndicats et des organisations de gauche. Le siège du journal anarchiste "Umanita Nova" est ainsi détruit.
Le 23 mars 2000, à Londres, la haute cour de justice rejette la requête du gouvernement travailliste de Blair, qui exigeait la fermeture de l'école libre de Summerhill (fondée en 1921, par A.S. Neill). Les "libres enfants de Summerhill", en occupant le tribunal et en refusant le contrôle de l'Etat sur leur école (inspections, cours obligatoires etc.), ont convaincu le juge de leur bon droit à s'opposer aux injonctions de l'Etat.
Ephéméride Anarchiste
24 mars
Le 24 mars 1894, mort d'Emile DIGEON.Journaliste socialiste révolutionnaire, responsable de la "commune de Narbonne", libre penseur puis libertaire.Il est né le 7 décembre 1822, dans l'Aude. Déporté avec son père en Afrique après le coup d'état de 1851, il s'évade, et reprend la lutte en France. Le 31 janvier 1871 il participe au "Comité de Salut Public" de Carcassonne. Le 12 mars, au club de la révolution de Narbonne, il déclare :"La révolution, c'est la paix par l'abolition des armées permanentes, c'est la suppression des impôts pour le petit propriétaire et pour le journalier (...)".A la nouvelle de l'insurrection parisienne, le peuple de Narbonne envahie l'Hôtel de ville le 24 mars, et distribue les armes. Digeon proclame la Commune de Narbonne. Elle durera jusqu'au 31 mars. Digeon organisera la lutte mais l'armée reprendra le dessus. Arrêté le 1er avril, il passe en jugement le 13 novembre, et sera acquitté.En 1883, il se présente aux élections, à Narbonne, en tant que "candidat anarchiste"! Il collabore également au journal "L'insurgé", et est l'auteur du manifeste : "La Commune de Paris devant les anarchistes".(1885)Il laisse ses mots dans son testament politique : "Je regarde comme nuisible à l'Humanité tous les individus qui aspirent à gouverner les autres sous une forme quelconque et surtout ceux qui causent la misère des travailleurs en accaparant les richesses que ces derniers produisent". (...)
Le 24 mars 1926, naissance de Dario FO,
Le 24 mars 1952, mort de Willi JELINEK, au camp de Bautzen (ex-RDA, Allemagne de l'Est).Militant anarcho-syndicaliste allemand.Membre de "l'Union Générale des Travailleurs" et collaborateur de l'hebdomadaire "Proletarischer Zeitgeist" édité à Zwickau (Saxe) de 1922 à 1933. En mai 1945, il est un des six rescapés de "l'Union Générale des Travailleurs" de Zwickau (27 autres membres ayant été victimes de la Gestapo). Cette partie de l'Allemagne est alors sous le controle militaire russe (après la victoire de l'armée rouge sur les nazis), Jelinek tente de faire renaître l'organisation en contactant les abonnés du "Zeitgeist" (liste qu'il avait réussi à conserver). Mais les autorités russes s'emploient alors à rassembler sous le nom de "SED" (Parti Socialiste Unifié) les forces de gauches pour en faire un grand parti à leurs bottes. Elu par les ouvriers comme Président du Conseil d'entreprise de l'usine où il travaille, Jelinek est également membre du syndicat FDGB, mais dès lors qu'il s'emploie à dénoncer les manoeuvres des communistes et la dictature du prolétariat "Là où on obéit, il y a des chefs qui commandent", il devient l'ennemi à abattre.Le 10 novembre 1948, il est arrêté avec sa femme et son gendre, ils seront interrogés sur ses liens avec le compagnon Willy Huppertz de Mulheim (à qui Jelinek avait transmis la liste des abonnés du "Zeitgeist"). Transféré dans l'ancien camp nazi de Sachsenhausen où sont alors internés les opposants au régime communiste, il sera rejoint par de nombreux anarchistes arrêtés fin novembre 1948 et au printemps 1949. Mais en raison de son activité clandestine à l'intérieur du camp (il avait réussi à grouper des compagnons), il est transféré au camp de Bautzen, les conditions y sont très dures et donneront lieu en mars 1950 à des révoltes désespérées. Il parviendra pourtant à faire passer des informations en Allemagne de l'Ouest sur les conditions misérables des milliers de détenus. Le 20 mars 1952, il était pourtant encore en bonne santé lors d'une visite de sa fille, mais il meurt 4 jours plus tard dans des circonstances inconnues.
(Cette biographie est extraite d'un article de Jean Barrué sur "L'anarchisme en Allemagne de l'Est" dans la revue "Iztok" n°2 de septembre 1980, consultable sur le site la-presse-anarchiste (voir liens).
Le 24 mars 1794, mort d'Anacharsis CLOOTZ
Le 24 mars 1834, naissance de William MORRIS
Le 24 mars 1867, naissance d'Henri MORAY
Le 24 mars 1878, naissance de Charles BENOIT
Le 24 mars 1905, naissance de Léo CAMPION
Le 24 mars 1924, à Barcelone, la police opère un coup de filet contre les activistes anarchistes du groupe "Los Solidarios"; Gregorio SUBERVIELA qui tente de s'échapper tombe sous les balles des policiers ainsi que Marcelino del CAMPO qui est tué après avoir mortellement blessé plusieurs policiers. Les frères Ceferino et Aurelio FERNANDEZ ainsi qu'Adolfo BALLANO, sont arrêtés sans avoir eu le temps de faire usage de leurs armes. Quant à Gregorio JOVER, arrêté et conduit au commissariat, il s'en évade en trompant la vigilance de ses gardiens et en sautant par une fenêtre. Domingo ASCASO, parvient aussi à s'échapper (du 4e étage de son logement) après avoir tenu en respect les policiers venus l'arrêter.
Ephéméride Anarchiste
25 mars
Le 25 mars 1877, naissance de jean-Baptiste KNOCKAERT à Tourcoing (nord).Militant anarcho-syndicaliste, communiste puis libre penseur.Né de parents belges, il fut expulsé en 1895 pour avoir participé à une manifestation "antipatriotique". A son retour en France, il milite parmi les anarchistes et est délégué au congrès antimilitariste de Saint Etienne en 1905. Ouvrier du textile, il s'engage dans le syndicalisme et devient l'ami de Benoît Broutchoux. Il collabore au journal "Combat" puis devient gérant du journal "La peste cléricale", en 1914. Dans les années 20, séduit par la révolution russe, il adhère au Parti Communiste et à la CGTU. Il fonde la bourse du travail de Marcq-en-Baroeul, puis abandonne la direction syndicale en 1924 pour se consacrer à la fédération du nord de la Libre Pensée. Vers 1931, il cesse progressivement son militantisme communiste avant de rompre totalement en 1939, après le pacte germano-soviétique. Il meurt le 20 novembre 1957.
Rudolf Rocker
Le 25 mars 1873, naissance de Rudolf ROCKER à Mainz (Mayence) Allemagne.Théoricien de l'anarcho-syndicalisme, propagandiste libertaire et écrivain.Très jeune orphelin, il est élevé par un oncle républicain et devient relieur. Il adhère au "Jungen" (Jeunesses) du S.P.D (Parti Social Démocrate), qui forment un opposition au sein du parti. Il découvre l'anarchisme à la lecture de "Freiheit" de Johann Most. En 1891, il assiste au Congrès socialiste de Bruxelles. De retour à Mayence, fortifié par la lecture de "Dieu et l'Etat" de Bakounine, il rejoint un groupe anarchiste et mène une propagande anarchiste illégale qui attire sur lui l'attention de la police. En 1892, il se réfugie à Paris où il retrouve des exilés allemands et rentre en contact avec les anarchistes français dont Jean Grave. Mais après les présécutions policiaires de 1894, il part à Londres où vivent de nombreux anarchistes. Il traduit "Paroles d'un révolté" de Kropotkine en allemand, et se lie avec Max Nettlau. En 1896, il participe au Congrès international socialiste. En 1898, pour avoir fait l'éloge de l'Union libre, il est refoulé avec sa compagne Milly des Etats-Unis où ils souhaitaient émigrer.Il commence alors à militer avec les ouvriers anarchistes juifs de Londres. Actif propagandiste (par la parole comme par l'écrit), il apprend le yiddish et fait paraître à partir de 1898 le journal "Arbeiter freund" puis "Zsherminal" (Germinal). En 1906, il prend part à la création du Worker's Freind Club and Institute et soutient les grèves des tailleurs (en 1906 et 1912). En 1907, à Amsterdam, il est un des secrétaires avec Malatesta, J-B Wilquet, John Turner et Schapiro du Congrès anarchiste international. En 1909, il est interdit de séjour en France après un meeting de protestation contre l'assassinat de Francisco Ferrer. En 1913, il fait une tournée de conférence au Canada, mais lorsque la guerre éclate il est interné par les autorités anglaises dans un camp comme "étranger dangereux". Expulsé d'Angleterre en mars 1918, il vit un temps chez Domela Nieuwenhuis à Amsterdam avant de rejoindre Berlin. Mais il est de nouveau interné (avec Fritz Kater) pour "incitation à la grève et atteinte à la sureté de l'Etat". Libéré, il se consacre à reconstruire le mouvement anarcho-syndicaliste allemand F.A.U.D qui aboutit au niveau international, en décembre 1922, à Berlin, à la renaissance de l'A.I.T (anti-autoritaire). Souchy, Schapiro et Rocker en sont les secrétaires internationaux. Plusieurs de ses écrits sont publiés. Orateur, il donne également des conférences jusqu'en Suède (en 1929).En 1933, fuyant les nazis, il rejoint les Etats-Unis où il tentera en 1936 de mobiliser l'opinion en faveur de la révolution espagnole. En 1937, il s'installe avec Milly dans la communauté anarchiste de Mohigan, et publie un de ses principaux ouvrages "Nationalisme et Culture". Après-guerre, les USA tentent de l'expulser, mais dans le même temps le retour en Allemagne lui est refusé. Il meurt donc aux USA en septembre1958.Il est l'auteur de nombreux ouvrages tels que: "Les soviets trahis par les bolcheviks"(1921); "Anarchistes et rebelles"(1923); "Anarcho-syndicalisme"(1938); "Influence des idées absolutistes dans le socialisme"(1945), une biographie de "Max Nettlau, l'hérodote de l'anarchie"(1950) etc."En tant qu'adversaire de l'Etat nous voyons en lui à chaque fois le bastion qui s'oppose à toute évolution libertaire. Que l'on ne me parle pas d'"Etat révolutionnaire". L'Etat est toujours réactionnaire et celui qui n'a pas saisi cela ne connaît pas toute l'étendue du principe révolutionnaire."Extrait d'une conférence tenue à Berlin en décembre 1919.
Le 25 mars 1960, mort de Julia BERTRAND.Institutrice, militante anarchiste, antimilitariste, féministe et libre penseuse.Elle est née le 14 février 1877 dans les Vosges. Elle fut déléguée au congrès International des libres penseurs, tenu à Paris, du 3 au 7 septembre 1905. Elle collabore au journal féministe "La Femme affranchie", puis au journal "La Vrille" publié à Epinal par l'anarchiste Victor Loquier. Inscrite au "Carnet B" (fichier des antimilitaristes), elle est arrêtée le 21 août 1914 et envoyée dans un camp. Suite à une campagne de protestation, elle est libérée le 18 février 1915, mais révoquée de l'enseignement. Elle part alors exercer à "La Ruche" de Sébastien Faure, jusqu'à sa fermeture en novembre 1917. Julia n'est réintégrée dans l'enseignement qu'en 1925. Elle participe à la presse anarchiste de l'époque "L'en dehors", "l'Idée libre" "Le Libertaire", etc.Elle milite également contre la vivisection, ainsi qu'à la "ligue d'action anticatholique".En 1944, son logement à Noisy-le-sec (région parisienne), est détruit par les bombardements alliés."Je ne croirai jamais que c'est un crime d'aimer une doctrine de laquelle s'honorent d'honnêtes savants, de sincères grands hommes comme Elisée Reclus et Pierre Kropotkine."Lettre de réponse au préfet qui l'a révoquée pour avoir manifesté "ses sympaties pour l'antimilitarisme et son admiration pour la doctrine anarchiste".
Le 25 mars 1843, naissance de Jules MONTELS
Le 25 mars 1922, naissance de René CAVANHIE
Le 25 mars 1811, le jeune poète Percy Bysshe Shelley, (âgé de 18 ans et demi) est chassé d'Oxford pour son opuscule "De la nécessité de l'Athéisme".
Le 25 mars 1871, proclamation de la Commune à Toulouse.
Numéro 300 de mai 1930, qui publie un entretien avec Simón Radovitzky (qui venait d'être libéré).
Le 25 mars 1921, à Buenos-Aires, sortie du premier numéro de l'hebdomadaire anarchiste argentin "La Antorcha" (La Torche). Les principaux collaborateurs sont : Rodolfo González Pacheco, Teodoro Antillí, Alberto S. Bianchi, Horacio Badaracco et le gérant : Antonio Rizzo.Le titre du journal est en fait repris d'une publication de la fédération gastronomique argentine qui sortait en 1911-1912.
Ephéméride Anarchiste
26 mars
Raymond Callemin
Le 26 mars 1890, naissance de Raymond CALLEMIN dit Raymond la science, à Bruxelles.Anarchiste illégaliste, membre de la Bande à Bonnot.C'est en Belgique qu'il fait la connaissance de Victor Serge, qu'il retrouvera à Romainville autour des anarchistes individualistes et du journal "L'anarchie". Raymond, avide de connaissance et de lecture, surnommé "Raymond la science", par les membres de la bande à Bonnot avec lesquels il va commettre sa première expropriation le 21 décembre 1911, à la Société Générale de la rue Ordener, à Paris. Puis les braquages succèdent aux coups de mains, laissant plusieurs morts dans leur sillage. La presse se déchaîne contre les "bandits en auto", et la police les traque. Callemin est arrêté le 7 avril 1912 rue de la tour d'Auvergne, à Paris."Vous faites une bonne affaire! Ma tête vaut cent mille francs, chacune des vôtres sept centimes et demi. Oui, c'est le prix exact d'une balle de browning!" déclare-t-il aux policiers qui l'arrêtent. Jugé avec les survivants de la Bande, il est condamné le 28 février 1913 à la peine capitale, avec André Soudy, Monier et Eugène Dieudonné. Il sera guillotiné le 21 avril 1913, après avoir tenté de disculper Dieudonné.
Le 26 mars 1923, à Yambol (haut-lieu de l'anarchisme bulgare), lors du meeting anarchiste organisé pour protester contre les décisions du gouvernement de désarmer le peuple, l'armée tire sur la foule, blessant l'orateur Atanas STOITCHEV et provoquant un massacre parmi les assistants. Une trentaine de compagnons trouveront la mort à cette occasion, ou bien fusillés dans la caserne de Yambol le lendemain. Parmi eux se trouvait :
Todor Darzev
Todor DARZEV, né en 1880, grande figure du mouvement révolutionnaire, orateur et propagandiste anarchiste, jouissant d'un grand prestige au sein de la classe ouvrière.
Pani BOTCHKOV, ouvrier cordonnier, secrétaire du groupe anarchiste local.
Dimitar VASSILEV, né en 1897, militant clandestin, insoumis au service militaire.
Cyrille KEHAIOV, Spiro OBRETENOV, Pétar KASSAPINA, Rousko NANINE, Pétar GLAVTCHEV, etc.
Le coup d'état militaire eut lieu le 9 juin 1923, les militants qui avaient réussi à s'enfuir poursuivirent le combat dans la clandestinité.
Voir aussi Dragnev
B.Traven au Mexique
Le 26 mars 1969, mort de B.TRAVEN à Mexico, connu également sous le nom de Ret MARUT et Hal CROVES (entre autres).Propagandiste et révolutionnaire anarchiste allemand, puis écrivain libertaire à succès.La date de sa naissance reste incertaine (le 23 février 1882 en Posnanie Prussienne, le 25 février 1882 à San Francisco ou bien encore le 5 mars 1890, à Chicago). Il passera sa vie à brouiller les pistes, changeant d'identité, de pays, de métier, etc. Ce n'est qu'après sa mort que l'on saura, avec certitude, que B. Traven était bien Ret Marut, militant anarchiste, créateur du journal anarchiste " Der Ziegelbrenner" entre 1917 et 1921, à Munich.Lorsque la République des Conseils de Bavière est proclamée, le 7 avril 1919, Ret Marut travaille avec Landauer et Eric Mühsam. Puis échappe à la répression qui suivra le retour à l'ordre bourgeois. Le nom de Ret Marut disparaît alors.Il a trouvé refuge au Mexique, où il commence une carrière d'écrivain mondialement connu sous le pseudonyme de B. Traven. C'est en 1926 que sort son premier roman "Le vaisseau des morts". La plupart de ses livres, sous couvert de récits d'aventures, mettent en scène des indiens du Mexique, que la faim et l'exploitation poussent à la révolte.Outre "Le trésor de la Sierra Madre", on peut citer "La révolte des pendus", "La charrette", "Rosa Blanca".Des extraits de "Der Ziegelbrenner" ont été publiés en français sous le titre de "Dans l'état le plus libre du monde" (Ed. de l'insomniaque,1994).
Le 26 mars 1872, naissance de E. ARMAND
Le 26 mars 1879, naissance de Georges COCHON
Le 26 mars 1885, naissance de Louis MONTGON
Le 26 mars 1889, naissance de Jacques DOUBINSKY
Le 26 mars 1892, mort de Walt WHITMAN
Le 26 mars 1903, naissance d'Albert GUIGUI-THERAL
Le 26 mars 1923, naissance de Pier Carlo MASINI
Le 26 mars 2005, mort d'Antonio TELLEZ SOLA
Le 26 mars 1871, Paris, élection des membres de la Commune.
Le 26 mars 1871, mouvement insurrectionnels à Saint Etienne, la Commune est proclamée au Creusot.
Ephéméride Anarchiste
27 mars
Miguel Arcangel Roscigno
Le 27 mars 1931, à Montevideo, arrestation de Miguel Arcangel ROSCIGNO dit ROSCIGNA, célèbre anarchiste expropriateur argentin.Il naît à Buenos-Aires en 1891, dans une famille d'émigrés italien. En 1909, il s'intèresse aux idées anarchistes puis lors de la "Semaine sanglante de Buenos-Aires" il fait la connaissance des frères Moretti (Antonio et Vicente) militant actifs avec qui il va militer. Ouvrier ferronnier d'art, il travaille notamment à la réalisation du "Passage Barolo" à Buenos-Aires. Membre actif du "Comité Sacco et Vanzetti", puis secrétaire du Comité de défense des prisonniers et déportés, il ira jusqu'à se faire embaucher, en 1924, comme maton au bagne d'Ushuaia pour tenter de faire libérer Simón Radowitzky, mais dénoncé par un communiste, il est révoqué. Il met alors le feu à la maison du directeur avant de disparaître. Pourchassé par la police et les membres de la ligue patriotique, il passe du militantisme anarcho-syndicaliste à l'action violente et expropriatrice.En janvier 1926, il prend part aux côtés de Durruti, Ascaso et Jover au braquage de la banque de San Martin; 64 mille pesos sont raflés, ils permettront de financer la propagande et d'aider les compagnons emprisonnés et leurs familles.Le 1er octobre 1927, Roscigna en compagnie d'Andrès Vasquez Paredes, Vicente et Antonio Moretti effectue une nouvelle "expropriation" à l'hôpital Rawson de Buenos-Aires qui leur rapporte un butin impressionnant de 141 000 pesos. Un policier est abattu, mais ils réussissent à semer la police argentine en se réfugiant en Uruguay. L'argent servira pour la solidarité mais aussi à financer une entreprise de fausse monnaie, grâce aux talents de l'anarchiste allemand Erwin Polke. Après l'arrestation des "expropriateurs" le 9 novembre 1928, il retourne en Argentine où il effectue de nouveaux braquages, notamment en octobre 1929, à Palermo avec Severino Di Giovanni, l'argent servira alors à financer la spectaculaire évasion de la prison Punta Carretas à Montevideo, le 18 mars 1931. Mais Miguel Roscigna et Vicente Moretti, seront arrêtés le 27 mars par le 4e régiment de cavalerie. Ils sont en fait reconnus par hasard par un ancien taulard qui les dénonce pour toucher la prime. Dans le même temps sont arrêtés Andrès Vasquez Paredes, Fernando Malvicini et José Manuel Paz. Torturés par le commissaire Luis Pardeiro, ils seront ensuite condamnés à 6 ans de prison en Uruguay. En décembre 1936, Roscigna, Paredes et Malvicini sont libérés, puis arrêtés à nouveau. Un juge les remet en liberté, ce qui permet à la police argentine de s'en emparer, elle les sequestrera dans une cave du commissariat d'Avellaneda avant de les assassiner. On ne retrouvera jamais leurs corps ("méthode" qui se généralisera sous la dictature militaire).José Manuel PAZ, quant à lui, sera transféré à Cordoba en Argentine, d'où il s'évadera d'un commissariat grâce à l'intervention d'un groupe d'anarchistes armés.Lire à ce sujet le livre d'Osvaldo BAYER, "Les anarchistes expropriateurs", et voir le film de Virginia Martínez : Acratas: les anarchistes expropriateurs du Rio de la Plata; disponible en français grâce à Eric Jarry et à la traduction de Françoise Thanas.
Le 27 mars 1938, mort d'Arnaldo SIMÕES JANÁRIO
Le 27 mars 1892, à Paris. RAVACHOL dépose une bombe 39 rue de Clichy : elle détruit en partie l'immeuble où habite le substitut du procureur Bulot qui avait fait condamner lourdement les anarchistes Henri Descamps et Charles Dardare lors du procès du 28 août 1891.
Le 27 mars 1920, à Turin (Italie), grève générale dans la métallurgie.Le journal anarchiste "L'Ordine Nuovo" de Turin, publie le manifeste "Pour le congrès des conseils d'usine. Aux ouvriers et paysans d'Italie". Il est signé par le groupe libertaire de Turin, qui prendra part avec Pietro Ferrero et Maurizio Garino au mouvement des conseils d'usine. Le 14 avril, les autorités interviendront avec une extrême rigueur pour briser le mouvement de grève (qui se poursuivra jusqu'au 23 avril). Des arrestations en masse auront alors lieu notamment celle de Maurizio Garino, un des représentants du syndicat de la métallurgie.
Ephéméride Anarchiste
28 mars
Le 28 mars 1970, mort de Jules VIGNES, à Lyon.Propagandiste anarchiste et idiste (de Ido, langue internationale, simplification de l'Esperanto).Né le 13 avril 1884, à Toulouse. D'abord ouvrier galochier (les galoches sont des chaussures à semelles de bois) à Moulins (Allier), il exerce ensuite divers emplois, manoeuvre, garçon boucher, etc. En mai 1906, il est condamné pour avoir placardé des affiches anarchistes. En octobre 1908, il crée le journal anarchiste "La Torche". En 1909, il est le premier secrétaire de l'Union départementale des syndicats ouvriers de l'Allier, mais il renonce un an plus tard à son mandat. En avril 1910, il sera candidat "anti-parlementaire" aux élections législatives. Début 1917, il édite à St Genis-Laval (Rhône) le journal libertaire, idiste, "La Feuille" suivi en 1927 de "Libération" et de "Liberoso" (en Ido).En 1936, il soutient la révolution espagnole et, début 1939, accueille plusieurs libertaires espagnols en exil. Il apporte également son aide au réseau de résistance de Francisco Ponzan Vidal. En 1945, il republie "La Feuille", suivi par "Le Vieux travailleur"(1951-57), et "Le Travailleur libertaire"(1957-58).
Le 28 mars 1849, Pierre-Joseph Proudhon, est condamné à trois ans de prison et à 3 mille francs d'amende pour un de ses pamphlets publié dans le journal "Le Peuple" et qualifié par le tribunal : "1°D'excitation à la haine du gouvernement; 2°De provocation à la guerre civile; 3° D'attaque à la Constitution et à la propriété!"
Le 28 mars 1871, à Paris, place de l'Hôtel de Ville, devant plus de 200 000 personnes, la Commune est proclamée (voir 18 mars). Le Comité central de la garde nationale s'efface devant les nouveaux élus, membres de la Commune, dont les noms sont lus à la foule qui les acclame, faisant de cette journée une fête révolutionnaire.Le drapeau rouge, arboré sur les édifices publics, est choisi comme emblème de la Commune.
"Notre mémoire est née de ces quelques semaines,compagnons et compagnes, il faut l'utiliser!Revendiquons les rues, les montagnes, les plaines,et comme les communards, abolissons l'armée...!Il faut gratter l'oubli dont on a recouvertles leçons des copains qui furent assassinés.Il faut savoir que l'autonomie ouvrière a laissédans "l'histoire" des blessures infectées"...
(extrait de la chanson de Serge Utge Royo "Sur la Commune")
Le 28 mars 1871, fin de la Commune du Creusot (France).
Ephéméride Anarchiste
29 mars
Clément Duval
Le 29 mars 1935, mort de Clément DUVAL à Brooklyn (USA).Anarchiste illégaliste et bagnard insoumis .Il est né le 11 mars 1850 à Paris. Membre du groupe anarchiste parisien "La Panthère des Batignolles" (créé en 1882), partisan de la propagande par le fait, et de "l'expropriation révolutionnaire". Arrêté le 17 octobre 1886, suite à un cambriolage effectué dans une hôtel particulier le 5 octobre, il blesse avec un poignard un des agents de police venu l'arrêter.Condamné à mort le 11 janvier 1887, sa peine sera commuée en travaux forcés à perpétuité. Envoyé au bagne des Iles du Salut, il y restera 14 ans, survivant grâce à sa détermination libertaire. Plusieurs tentatives d'évasion échoueront avant sa relégation à Saint Laurent du Maroni. Il parviendra alors à s'évader le 14 avril 1901, se réfugiant en Guyane Anglaise puis, grâce à la solidarité des anarchistes français et italiens de New York, il sera accueilli dans cette ville. Il y rédigera ses mémoires, publiées en italien (traduites par Luigi Galleani) en 1929.Marianne ENCKELL, responsable du C.I.R.A de Lausanne, récupérera une partie du manuscrit original en 1980, qu'elle fera éditer sous le titre "Clément Duval, bagnard et anarchiste"."Vous m'inculpez de vol, comme si un travailleur qui ne possède rien peut être un voleur. Non, le vol n'existe que dans l'exploitation de l'homme par l'homme, en un mot par ceux qui vivent aux dépens de la classe productrice".
Le 29 mars 1830, naissance de Claude ROUGEOT à Demigny (Saône et Loire).Militant anarchiste lyonnais.Ouvrier cordonnier il prend part, le 30 avril 1871, à l'insurrection du faubourg de la Guillotière à Lyon dans le but d'y établir "la Commune".
Le 29 mars 1908, naissance d'Antonio PEREIRA
Le 29 mars 1961, mort d'Armand ROBIN
Le 29 mars 1943, Espagne, neuf compagnons des "Juventudes libertarias" (Jeunesses Libertaires) qui luttaient dans la clandestinité sont arrêtés et garrottés à la prison "Modelo". Ils feront partie des dizaines de milliers d'autres compagnons qui seront exécutés dans les premières années de la dictature franquiste.
Ephéméride Anarchiste
30 mars
Nicolas Faucier
Le 30 mars 1900, naissance de Nicolas FAUCIER, à Orléans.Militant anarchiste, syndicaliste et pacifiste français.A 18 ans, il s'engage dans la marine. En février 1919, il est sanctionné pour avoir pris part aux manifestations de solidarité avec les "Mutins de la Mer Noire". Démobilisé en 1921, il travaille comme ouvrier mécanicien dans des usines automobiles et milite un temps à la CGTU. En 1927, il est administrateur du "Libertaire" et gérant de "La librairie sociale".En 1934, il devient correcteur d'imprimerie. En 1936, la révolution espagnole éclate. Avec Louis Lecoin, il crée le "Comité pour l'Espagne libre" qui se transforme, lors du congrès de l'U.A en 1937, en "S.I.A" (Solidarité Internationale Antifasciste), et aide les révolutionnaires espagnols en leur faisant parvenir vivres, médicaments et armes.Le 31 juillet 1939, Nicolas Faucier est condamné par défaut (contumace), pour "incitation de militaires à la désobéissance", à deux ans de prison (pour la publication d'articles antimilitaristes dans la revue S.I.A). Dès la déclaration de guerre, encore en liberté, il participe avec Louis Lecoin à la sortie du premier manifeste contre la guerre, le tract "Paix immédiate". Arrêté le 8 octobre 1939, il est en outre condamné à trois ans de prison pour insoumission, (il avait écrit, le 3 septembre, au gouverneur de Paris pour l'informer de son refus d'obéir à l'ordre de mobilisation). Il sera alors interné dans divers camps de travail forcé, avant de parvenir à s'évader en décembre 1943. Il restera alors caché jusqu'à la libération. En septembre 1944, il reprend son métier de correcteur ainsi que son militantisme syndical et pacifiste, et sera de 1956 à 1959, secrétaire du Comité inter-entreprises de presse du quartier du Croissant. Il intègre le "Cercle Zimmerwald" qui édite la revue "La Révolution Prolétarienne" et fera également partie de la coopérative "Les Editions Syndicalistes". Il collabore aussi à : "Défense de l'Homme" , "Le Monde Libertaire", etc. En 1977, il témoignera encore en faveur des objecteurs de conscience en procès. Il meurt le 20 juin 1992.Il est l'auteur de : "La Presse quotienne. Ceux qui l'inspirent. Ceux qui la font" (1964), "Les ouvriers de St Nazaire" (1976), "Pacifisme et antimilitarisme dans l'entre-deux guerres" (1983), "Dans la mêlée sociale, itinéraire d'un anarcho-syndicaliste" (1988).
Le 30 mars 1900, naissance de Bruno FILIPPI
Le 30 mars 1915, naissance de Francisco SABATE
Le 30 mars 1911, naissance de Francisco PONZAN VIDAL
Le 30 mars 1980, mort d'Henry POULAILLE
Arrestation de Ravachol
Le 30 mars 1892, à Paris, boulevard Magenta, arrestation de Ravachol, au restaurant Very.
Le 30 mars 1906, sortie à Bruxelles (Belgique), du premier numéro du journal "L'Affranchi". Publié par Raphaël FRAIGNEUX, le journal d'abord mensuel paraîtra ensuite de façon irrégulière avant de s'arrêter en 1914.
Ephéméride Anarchiste
31 mars
Jean-Marie Guyau
Le 31 mars 1888, mort de Jean-Marie GUYAU à Menton.Poète et philosophe libertaire français.Il naît le 29 octobre 1854, à Laval (Mayenne), dans une famille bourgeoise. Elevé par sa mère jusqu'à l'âge de 12 ans, il obtient une licence de philosophie à 17 ans. A dix-neuf ans, il est lauréat de l'Académie des Sciences morales et politiques, et à vingt ans, il donne à Paris ses premiers cours de philosophie au lycée Condorcet. A l'âge de trente ans, il a déjà écrit une dizaine d'ouvrages, fruits de son intense activité intellectuelle. Mais réfugié sur la Côte d'Azur, dans d'espoir de combattre par le soleil une maladie qui le minait, il succombe prématurément dans sa 34e année.Il nous laisse sa poésie et ses ouvrages philosophiques : "Morale d'Epicure", "Philosophie d'Epictète" où encore "Problèmes de l'esthétique contemporaine" et "l'Art au point de vue sociologique", mais c'est surtout à ses derniers ouvrages "Esquisse d'une morale sans obligation ni sanction" (1884) et l'Irreligion de l'avenir" (1887) qu'il doit sa notoriété internationale et rejoint les préoccupations des anarchistes dans son approche d'une société libertaire et d'une morale au service de l'individu."Aussi longtemps qu'un criminel reste vraiment tel, il se place par cela même au-dessus de toute sanction morale; il faudrait le convertir avant de le frapper, et, s'il est converti, pourquoi le frapper ?"in : Esquisse...
Le 31 mars 1871, fin de la Commune de Narbonne, incarnée par Emile Digeon. Les troupes coloniales soumettent la ville après avoir menacé de la bombarder.
Mois d'avril
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Calendrier de 1973 de la "Rivista A"le personnage de Roberto Ambrosoli "Anarchik" lors de l'insurrection de Kronstadt
Semaine du 15 au 21 mars
Ephéméride Anarchiste
15 mars
Elisée Reclus (photo Nadar)
Le 15 mars 1830, naissance d'Elisée RECLUS à Sainte-Foy-la-Grande (Gironde).Géographe, théoricien du mouvement libertaire et militant anarchiste.Issue d'une famille protestante, Elisée Reclus fait ses études de géographe à Berlin, avant de parcourir le monde. En 1871, il prend une part active à la Commune de Paris. Arrêté les armes à la main, il est condamné à la déportation en Nouvelle Calédonie. Mais, grâce au soutien de la communauté scientifique, sa peine sera commuée, le 3 février 1872, à dix ans de bannissement. Il rejoint alors son frère Elie (également anarchiste et communard) en Suisse, et participe activement à la Fédération Jurassienne, avec Bakounine et James Guillaume. En 1877, il rencontre Pierre Kropotkine, qui deviendra son ami. Après la Suisse, c'est en Belgique, à Ixelles (près de Bruxelles) qu'Elisée Reclus s'installe. Très actif, c'est sous son impulsion qu'une Université Nouvelle est créé, ainsi qu'un Institut des Hautes Etudes (en 1894) dans lequel il enseignera.Auteur prolifique, Elisée Reclus a participé à de nombreuses revues, brochures et journaux : "Le Révolté", "L'Insurgé", "Le Cri du Peuple", etc. Mais il est surtout l'auteur de l'extraordinaire "Géographie Universelle" (19 volumes), et de "L'Homme et la Terre" (6 volumes), ouvrages de géopolitique dans lesquels il analyse le rapport de l'homme et de son environnement, et aborde des sujets très variés (éducation, naturisme, etc.). Elisée Reclus meurt le 4 juillet 1905. Le dernier volume de "L'Homme et la Terre" ne sortira qu'après sa mort (édité par son neveu Paul Reclus).
"Celui qui commande se déprave, celui qui obéit se rapetisse. La morale qui naît de la hiérarchie sociale est forcément corrompue."Elisée Reclus.
Jean Meckert
Le 15 mars 1995, mort de Jean MECKERT dit Jean ou John AMILA. Né le 24 novembre 1910 à Paris.Ecrivain libertaire et antimilitariste.Il exerce de nombreux petits métiers avant de se consacrer à la littérature. Son premier roman "Les coups" (1941) sera remarqué par Gide et Queneau. Tout comme dans ses romans suivant, il y met en scène des gens ordinaires aux prises aux difficultés de la société. En 1950, à la demande de Marcel Duhamel, il se lance, sous le pseudonyme de John Amila, dans la littérature policière. Une vingtaine de romans verront le jour dans la "Série Noire", dont les plus marquants sont "La lune d'Omaha", "Noces de soufre", "Pitié pour les rats (1964), "Le boucher des Hurlus" (1982), etc. En 1971, "La vierge et le taureau",roman écrit après un séjour à Tahiti, dénonce les méfaits militaires (expériences atomiques et bactériologiques). Cela lui vaudra une agression : laissé pour mort, il en conservera une longue amnésie. Ses livres sont tous empreint d'un esprit libertaire et antimilitariste.
"Je ne sais pas si je suis anarchiste, mais j'en ai les idées. Mon père était un anarchiste, il a déserté en 14-18. (...)"(in "le Monde Libertaire" du 3 décembre 1987)
Le 15 mars 1891, naissance d'Aldino FELICANI
Le 15 mars 1908, naissance de José PEIRATS VALLS
Le 15 mars 1966, mort de Jean BISO
Le 15 mars 1971, mort de Louis LOUVET
Le 15 mars 1980, mort d'Hélio OITICICA
Le 15 mars 1894, Paris. Attentat à l'église de la Madeleine. L'anarchiste belge Amédée PAUWELS y trouve la mort (la bombe en sa possession explose prématurément au moment où il ouvre la porte à tambour). Pauwels sera soupçonné d'avoir déposé les bombes du 20 février 1894, rue Saint-Jacques et rue du Faubourg Saint-Martin. Il aurait utilisé les bombes fabriquées par Emile Henry .
Le 15 mars 1918, sortie du journal bimensuel "la Mêlée" Libertaire - individualiste - éclectique. Le journal fait suite à "pendant la mêlée" et à "par delà la mêlée" (journaux publiés pendant la guerre). L'administrateur et gérant en est Pierre Chardon. Le journal s'arrêtera en février 1920."L'anarchisme n'est pas une question de classes, il relève de tout individu - ouvrier ou non - à qui la liberté est chère ". Epigraphe
Le 15 mars 1921, sortie à Bagnolet (93) du premier numéro du mensuel "La Jeunesse Anarchiste" Organe de la Fédération des Jeunesses Anarchistes. Le journal s'arrêtera en 1922 après 12 numéros. Un journal portant ce titre sera repris à Paris après-guerre, en 1946-47.
Ephéméride Anarchiste
16 mars
Zenzl Mühsam
Le 16 mars 1962, mort de Zenzl MUHSAM (Creszentia ELFINGER de son nom de naissance), à Berlin-Est (R.D.A). Militante anarchiste allemande.Elle naît le 27 juillet 1884, dans une famille de paysans bavarois. En septembre 1915, elle devient la compagne d'Erich Mühsam avec qui elle va partager les vicissitudes de la vie de révolutionnaire notamment à la fin de la première guerre mondiale, puis en 1919, lors de la République des Conseils de Bavière. Après l'emprisonnement d'Erich (jusqu'à fin 1924), son arrestation par les nazis en février 1933 et son horrible assassinat au camp d'Oranienburg (le 10 juillet 1934), elle se réfugie à Prague, en Tchécoslovaquie. Invitée en Union Soviétique, elle se rend à Moscou où on lui a promis d'éditer les oeuvres d'Erich. En fait, seuls quelques poèmes seront édités. Ne cachant pas sa déception, elle est finalement arrêtée lors des purges staliniennes de 1936. Condamnée à huit ans de travaux forcés, elle est envoyée dans un goulag en Sibérie où, malgré une campagne de mobilisation internationale, elle restera internée jusqu'en 1947. C'est seulement en 1955 qu'elle obtient l'autorisation de rentrer en R.D.A (Allemagne communiste). Gravement malade, elle commence à perdre la raison, le régime lui accorde alors les honneurs officiels, mais utilisera son nom tout en la soumettant à une étroite surveillance.
Le 16 mars 1969, mort d'Antonio PEREIRA (de son vrai nom Tomaso RANIERI).Anarchiste italien.Il est né à Naples le 29 mars 1908. En 1928, il est contraint à l'exil et s'installe en France, puis en Espagne en 1932. Le 19 juillet 1936, à Barcelone, il prend part, avec Durruti et Ascaso, à l'assaut de la caserne d'Atarazanas. Il poursuivra ensuite le combat au sein de la colonne Ortiz. La guerre "terminée", il poursuit la lutte clandestine en Espagne. Arrêté en octobre 1945, il purge un an de prison, avant d'être relâché (sur intervention de l'ambassade d'Italie), et de rentrer dans son pays.
Le 16 mars 1877, naissance d'Antoine BERTRAND
Le 16 mars 1950, mort de Grigori P. MAXIMOV
Le 16 mars 1995, mort de Joséphine COUEILLE (Andrée PREVOTEL)
En-tête du numéro de décembre 1906
Le 16 mars 1900, à Londres (Angleterre) parution du premier numéro du mensuel "Zsherminal" (Germinal), Organe de la jeunesse anarchiste, en langue yiddish, le journal sera publié à Londres, puis à Leeds, par Rudolf Rocker (qui se chargera lui-même avec sa compagne Milly Witkop de l'impression, pour réduire les frais), jusqu'en mars 1903. Le journal reparaît en janvier 1905 et sera publié jusqu'en mai 1909.
Le 16 mars 1918. Aux Etats-Unis, le journal "Regeneración" publie le manifeste "Aux anarchistes du monde et aux travailleurs en général". Les auteurs, Librado RIVERA et Ricardo Flores MAGON, y affirment que la révolution sociale approche et que tous les anarchistes ont le devoir d'y participer avec toutes leurs forces et possibilités. Ce texte leur vaudra d'être arrêtés et condamnés. Il sera fatal au journal qui signa là sa dernière parution.
Le 16 mars 1921. Izvestia n°14 du comité révolutionnaire provisoire des Matelots, Soldats rouges et Ouvriers de la ville de Kronstadt :
"Fière et consciente de sa puissance, armée du ferme désir de restaurer la liberté bafouée, Kronstadt a secoué le joug communiste, refusant de payer son tribut de vies, de bonheur et de bien-être à une poignée d'aliénés mentaux."
Le 16 mars 1935, ouverture à Paris, au 69 rue Fessard, à l'initiative d'Henry Poulaille et du "Cercle d'écrivains prolétariens" du "Musée du soir". Plus qu'une bibliothèque de prêt, c'est un lieu de rencontre, sorte d'université populaire, où les adhérents pour la plupart ouvriers et employés peuvent venir participer à des conférences, expositions ou rencontres organisées avec des écrivains libertaires, mais pas exclusivement. En 1936, le local étant devenu trop petit, il déménagera rue Médéah dans le 14e. Malheureusement le "Musée du soir" ne survivra pas longtemps à la déclaration de guerre et fermera ses portes en 1940.
Ephéméride Anarchiste
17 mars
Johann Most
Le 17 mars 1906, mort de Johann MOST à Cincinnati, USAPropagandiste anarchiste allemand.Né le 5 février 1846 en Bavière. Ouvrier relieur. A la faveur de son compagnonnage, en 1867, il prend contact avec la section suisse de l'A.I.T. D'abord social démocrate (en 1870), il séjourne en Autriche où il prononce ses premiers discours. Arrêté, il est condamné à 5 ans de prison, mais finalement amnistié le 9 février 1871, puis expulsé. Il rentre en Allemagne où il poursuit ses activités d'agitateur, devenant journaliste. Elu au Reichstag en 1874, il est néanmoins condamné à la prison de nombreuses fois pour ses discours enflammés, ce qui l'amène, en 1878, à s'exiler en Angleterre. Il y publie le journal "Freiheit" (Liberté). Suite à un article qui glorifie l'attentat contre le Tsar Alexandre II, il est condamné à 16 mois de travaux forcés. A la fin de sa peine, il s'exile aux Etats-Unis en 1882. Influencé par les idées de Kropotkine, il devient véritablement anarchiste. Partisan de la propagande par le fait, il édite même un petit guide du poseur de bombe, après avoir travaillé dans une fabrique de dynamite. Le 11 mai 1886, il est arrêté à New York après un meeting, et condamné le 2 juin à un an de prison pour incitation à l'émeute. Le journal"Freiheit", publié ensuite au Etats-Unis, reste l'oeuvre de sa vie. Il est également l'auteur de "La peste religieuse", etc.
Le 17 mars 1897, mort de Jules JOUY (né en avril 1855, à Paris). Chansonnier, poète et anarchiste, pionnier de la chanson sociale.Après une enfance pauvre, marquée par la Commune, il exerce divers métiers : boucher, peintre sur porcelaine, etc. Mais c'est la poésie et la chanson qui vont révéler ce parfait autodidacte. Il débute au "Tintamarre", puis aux "Hydropates" et au "Chat noir", faisant le succès des cabarets de Montmartre. Il écrit dès lors un nombre impressionnant de chansons sociales qui évoque la misère du monde ouvrier, et qu'interpréteront aussi les célébrités de l'époque. Il collabore au journal "Le cri du peuple" de Vallès, à qui il donnera "La chanson du jour" pendant des années. Il s'opposera à la tentative de dictature du général Boulanger, et contribuera, par ses chansons, à ridiculiser cet "aventurier". Aimant faire des blagues, mais aussi teigneux, il se battra plusieurs fois en duel. Mais son obsession de la guillotine et de la mort l'entraînèrent dans la folie. Interné dans un asile, il y mourut deux ans plus tard.Patrick BIAU lui a récemment consacré une biographie : "Jules Jouy, le poète chourineur".
Le 17 mars 1901, naissance de Severino DI GIOVANNI
Le 17 mars 1941, mort de Jules SELLENET (dit Francis BOUDOUX)
Le 17 et 18 mars 1921, la commune de Kronstadt succombe sous les coups de l'armée rouge bolchévique qui s'empare de la ville et des forts après de sanglants combats. Les communistes, maîtres de la ville, continueront à exécuter des centaines de prisonniers ou de blessés. Les autres survivants qui n'ont pas fuit en Finlande seront internés dans des camps, où beaucoup mourront de malnutrition ou bien fusillés par la Tchéka.
Ephéméride Anarchiste
18 mars
Premier jour de l'insurrection parisienne. Devient le symbole de la Commune. Sa célébration, impulsée par les exilés rescapés de la répression, sera sujet à de nombreuses manifestations (bien souvent interdites) de part le monde.
Mikhael Guerdjikov
Le 18 mars 1947, mort de Mikhael GUERDJIKOV, né le 26 janvier 1877. Révolutionnaire et militant anarchiste bulgare.Issu d'une famille aisée et cultivée, il fait ses études au lycée français à Plovdiv. Tout jeune, il côtoie des réfugiés anarchistes espagnols et des disciples de Bakounine et est séduit par leurs idées. Dès le lycée, il forme un groupe anarchiste. En 1897, il part en Suisse poursuivre ses études de droit. Très actif, il est à l'initiative du "Cénacle de Genève" et devient directeur du journal clandestin "Voix du comité clandestin révolutionnaire macédonien". Puis il participa, comme d'autres libertaires, au mouvement de libération de la Macédoine (alors sous tutelle turque). Orateur de talent et propagandiste acharné de la pensée libertaire, il crée, en 1907, le premier journal anarchiste bulgare "Société libre". En 1912, il lance un nouveau journal "Le réveil". Ce titre sera repris, en 1919, par la fédération anarchiste de Bulgarie (F.A.C.B) qui vient de voir le jour. Lorsque les communistes arrivent au pouvoir en 1944, Guerdjikov refuse leurs avances. Il meurt le 18 mars 1947. Son enterrement rassemblera pour la dernière fois avant longtemps les anarchistes bulgares.
Ernesto Bonomini
Le 18 mars 1903, naissance d'Ernesto BONOMINI, à Pozzolengo (Italie).Militant antimilitariste et activiste anarchiste et antifasciste italien.Il s'intéresse très jeune aux idées socialistes et devient un actif antimilitariste. Après des persécutions fascistes, il émigre en France en 1922. A Paris, il devient anarchiste. Le 20 février 1924 dans un restaurant parisien, il tue à coups de revolver Nicola Bonservizi, responsable local du "fascio" (faisceau) et rédacteur à Paris du journal fasciste "L'Italie Nouvelle".Arrêté après cet attentat (pour lequel il risque la peine de mort), il passe le 24 octobre 1924 devant la Cour d'Assise de la Seine et déclare avoir voulu par son acte venger toutes les victimes du fascisme, il ajoute n'avoir aucune sympathie pour le communisme qui persécute les anarchistes russes comme le fait le fascisme italien.Il est condamné à huit ans de travaux forcés, peine qui sera ensuite commuée en simple emprisonnement.Libéré le 20 février 1932, il est expulsé de France en juin. Il se réfugie en Belgique quelques mois avant de retourner en France où il travaille à Lille, à la "Librairie Moderne" aux côtés du compagnon Umberto Marzocchi. Arrêtés en avril 1933, ils seront condamnés à un mois de prison. De retour à Paris, nouvelle arrestation à laquelle il répond par une retentissante grève de la faim. En 1935, il participe à Paris au Congrès des anarchistes italiens en exil. A la fin de juillet 1936, il part en Espagne et prend une part active à la révolution et à la lutte contre le franquisme et dénonce dans "Guerra di classe" la liquidation des anarchistes par les Staliniens. En avril 1938, il assiste à Paris (sous un faux nom) à une réunion anarchiste mais, arrêté, il est condamné à un an de prison pour avoir violé le décret d'expulsion. Il est interné dans le camps de Rieucros en Lozère. Il parvient à s'en évader en avril 1939 et à rejoindre la Belgique puis le Canada et les Etats-Unis où il trouve du travail comme tapissier dans les studios d'Hollywood. Il y poursuivra ensuite son militantisme et collaborera à la presse libertaire sous le pseudonyme de Dick Perry. Il meurt le 6 juillet 1986 à Miami.
Le 18 mars 1858, naissance de Nicolo CONVERTI
Le 18 mars 1861, naissance de Lucien DESCAVES
Le 18 mars 1871, début de la Commune de Paris.Alors que Paris est encerclé par l'armée prussienne, Thiers, chef du gouvernement de défense nationale, donne ordre à l'armée d'aller récupérer les canons en position sur les hauteurs de Montmartre. Mais la population, qui s'oppose à cette mesure, entoure la troupe. Le général Lecomte commande le feu, mais les soldats mettent crosse en l'air. Lecomte est arrêté ainsi que le général Thomas (un autre fusilleur!). Ils sont passés par les armes par une foule en colère. C'est le début de la révolution. Des groupes d'insurgés se répandent dans la ville. Les autorités, apeurées, se replient en catastrophe sur Versailles. Les révolutionnaires se concertent. Les Blanquistes proposent une marche sur Versailles pour se débarrasser du gouvernement, mais malheureusement leur avis n'est pas suivi. La Commune de Paris est en train de naître ; elle ne sera proclamée que le 28 mars.
Le 18 mars 1877, à Berne (Suisse). Déterminés, les membres de la "Fédération jurassienne" se presentent cette année en force à la manifestation d'anniversaire de la "Commune de Paris" (ils avaient l'année précédente été attaqués par des "hommes de main"). Mais bien que la manifestation soit autorisée par le préfet, un affrontement a lieu place de la gare, entre les ouvriers armés de leurs cannes et la police sabre au clair; celle-ci parvient à s'emparer du drapeau d'Adhémar Schwizguébel.Ce premier affrontement en Suisse entre les anarchistes et la police donnera lieu à un procès où une trentaine de manifestants seront condamnés à des peines allant de 10 à 60 jours de prison.
Le 18 mars 1882, lors d'un meeting salle Favié à Paris, Louise Michel, désirant se dissocier des socialistes autoritaires et parlementaristes, se prononce sans ambiguïté pour l'adoption du "Drapeau noir" par les anarchistes."Plus de drapeau rouge, mouillé du sang de nos soldats. J'arborerai le drapeau noir, portant le deuil de nos morts et de nos illusions."Un an plus tard, le 9 mars 1883, elle brandit un vieux jupon noir fixé sur un manche à balais, lors de la manifestation des "sans-travail" aux Invalides qui verra son arrestation. Le 12 août 1883, un journal portant le titre "Le Drapeau noir" sera édité à Lyon.
Le 18 mars 1931, à Montevideo (Uruguay), au pénitencier de Punta Carretas, les anarchistes expropriateurs Jaime Tadeo Peña, Agustin Garcia Capdevilla, Pedro Boadas Rivas et Vicente Moretti, (arrêtés le 9 novembre 1928 après le braquage du bureau de change Messina) suivis par trois détenus de droit commun, s'évadent de la célèbre prison en empruntant depuis les toilettes un tunnel de 50 mètres de longueur sur 4 de profondeur. Creusé sous la chaussée et les murs d'enceinte, le tunnel, parfaitement équipé, aboutit dans un magasin de bois et charbon ouvert en août 1929 par l'anarchiste Gino Gatti qui sera le véritable "ingénieur" du tunnel aidé de José Manuel Paz (qui en fera l'installation éléctrique et l'aération) et de Miguel Roscigna, Andrés Vazquez Paredes, et Fernando Malvicini. Une pancarte est laissée en évidence : "La Solidarité entre les anarchistes n'est pas un simple mot écrit! "Le célèbre anarchiste argentin Miguel Arcangel Roscigna avait tenu sa promesse.
Du 8 au 18 mars 1937, Espagn, la bataille de Guadalajara voit la victoire du camp républicain (brigades internationales et divisions commandées par l'anarchiste Cipriano MERA) sur le camp nationaliste composé de troupes italiennes, marocaines et carlistes fortement armées et motorisées qui voulaient s'emparer de Madrid.
Ephéméride Anarchiste
19 mars
Ferdinand Gambon
Le 19 mars 1820, naissance de Ferdinand GAMBON à Bourges.Avocat puis magistrat, d'abord républicain modéré, il devient socialiste révolutionnaire puis anarchiste et pacifiste.Elu du peuple après la révolution de 1848, il est arrêté dès 1849 pour son hostilité au futur empereur, et emprisonné à Belle-Ile en mer, puis en Corse, jusqu'en 1859. Par la suite, ne reconnaissant pas l'Empire, il refuse d'acquitter l'impôt. Il adhère à l'Internationale et participe à la fédération des sociétés ouvrières. Le 26 mars 1871, il est élu membre de la Commune de Paris. Désigné à la fonction de procureur, il refuse le poste, trop conscient des méfaits de la justice et de la prison. Il est partisan d'aider au soulèvement des villes de province, dans le but de former une grande fédération des communes. Présent sur les dernières barricades, le 28 mai, il parvient pourtant à échapper aux massacres et se réfugie en Suisse. Il devient propagandiste anarchiste et milite à la Fédération Jurassienne. A son retour en France,en 1880, il prend part au mouvement anarchiste aux côtés de Louise Michel, sans rompre avec les socialistes révolutionnaires (il sera même élu député en 1882!). Il défendra les anarchistes lyonnais emprisonnés lors du procès de 1883. Il est l'auteur, dans "Le cri du peuple", du célèbre slogan pacifiste "Guerre à la guerre". Il meurt le 16 septembre 1887.
Charles Benoit
Le 19 mars 1950, mort de Charles BENOIT, à Paris (né le 24 mars 1878, à Rouen). Militant socialiste révolutionnaire, puis anarchiste.En 1902, à Rouen, il est poursuivi pour avoir organisé une conférence sur l'antimilitarisme. C'est en venant à Paris qu'il rencontre les anarchistes, et plus particulièrement Jean Grave et son journal "Les Temps Nouveaux", auquel il apporte son aide. Puis il crée un groupe de "propagande par la brochure" , et s'occupe activement de la diffusion des brochures éditées par "Les Temps Nouveaux" (Ces fascicules très peu cher -voire gratuit- étaient un excellent moyen de propagande). Pendant la première guerre mondiale, Charles Benoît prit position contre jean Grave et "le manifeste des 16", en publiant "La paix par les Peuples". Il milita également à "la ligue des droits de l'homme".
Ephéméride Anarchiste
20 mars
Le 20 mars 1842, naisssance de Charles ALERINI à Bastia (Corse).Insurgé communard à Marseille, membre et animateur de l'Internationale antiautoritaire.Enseignant au collège de la Barcelonnette (Alpes-de-Haute-Provence), il devient membre puis secrétaire d'une section de l'Internationale dans cette ville. En 1870, son militantisme lui vaut d'être suspendu de l'Education et le 20 mai, il est arrêté pour adhésion à une société secrète. Mais le 8 août 1870, il prend part aux côtés de Gaston Crémieux et d'autres insurgés, à l'occupation de l'Hôtel de Ville de Marseille et à l'établissement d'une Commune révolutionnaire. Après l'échec de cette insurrection, il est emprisonné, puis libéré le 4 septembre avec la proclamation de la République et la chute de l'empire.Le 23 mars 1871 à Marseille, il est de nouveau avec Crémieux à la tête d'un mouvement insurrectionnel (qui durera jusqu'au 4 avril). Il fait partie de la Commission départementale et organise la résistance armée. Après ce nouvel échec, il se réfugie à Barcelone (il sera condamné à mort par contumace). Ami de Bakounine, il est membre de "l'Alliance de la Démocratie Socialiste" et prend part en tant que délégué de la "Fédération Régionale Espagnole" au congrès de l'Internationale à la Haye début septembre 1872 (où sera prononcé l'exclusion de Bakounine et Guillaume). Il assiste ensuite, le 15 septembre, au congrès antiautoritaire de Saint-Imier où il est un des trois secrétaires. Le Conseil général (marxiste) l'excluera l'année suivante. En Espagne en 1873, il constitue avec Camille Camet et Paul Brousse un "Comité de propagande révolutionnaire socialiste de la France méridionale" qui se réclame de "l'an-archie" et édite le journal "La Solidarité révolutionnaire". Début septembre 1873, il est un des cinq délégués de la "Fédération Régionale Espagnole" au congrès de Genève. De retour en Espagne, il est arrêté lors des insurrections républicaines de 1873 et emprisonné durant deux ans à Cadix. Il refusera l'offre de Malatesta venu pour le faire évader à l'automne 1875. En avril 1877, il fera partie avec Pindy, Brousse et Dumarteray du Comité fédéral de la Fédération française de l'AIT.
Le 20 mars 1889, naissance de Jean DE BOE à Anderlecht (Belgique).Militant anarchiste, syndicaliste et coopératiste.Ouvrier typographe, il est condamné, en février 1913, pour sa participation à la bande à Bonnot, à dix ans de travaux forcés. Il les subit au bagne de Guyane. Envoyé ensuite en relégation, il s'en évade et rentre en Belgique en 1922. Il reprend alors son métier et son activité militante, participant à plusieurs grèves ainsi qu'à la création d'une coopérative "Les arts graphiques". En 1936, lorsque la révolution libertaire éclate en Espagne, il y prend part, et adopte les deux fillettes d'un compagnon fusillé par les fascistes. Il militera ensuite à S.I.A (Solidarité Internationale Antifasciste). Durant le second conflit mondial, il se cache, évitant ainsi une arrestation par la gestapo. Après la libération, il milite au Syndicat du livre Belge. Il est l'auteur de nombreux articles dans la presse libertaire de "L'anarchie" au "Réveil de Genève", etc., mais aussi de livres et brochures publiés en Belgique : "Un siècle de luttes syndicales", "La révolution en Espagne", "Propos subversifs", etc. Il meurt le 2 janvier 1974, à Anderlecht."Ne jamais mentir, ne jamais trahir, ne jamais désesperer."Devise de Jean De Boé.
Pierre Lentente
Le 20 mars 1982, mort de Pierre LENTENGRE (dit aussi Pierre LENTENTE), dans le Var.Militant et fondateur d'un groupe anarchiste parisien.Né le 17 décembre 1890 à Paris. En mai 1923, il est condamné à six mois de prison pour un article paru dans "le libertaire" (dont il fut ensuite administrateur délégué). En 1927, il seconde Sébastien Faure dans une tournée de conférence, et devient administrateur du "Trait-d'Union Libertaire" puis de "La Voix libertaire" de 1928 à 1939. Après la guerre, il prit une part active à l'association "Les Amis de Sébastien Faure".
Le 20 mars 1828, naissance d'Henrik IBSEN
Le 20 mars 1945, mort de Maria LACERDA DE MOURA
Le 20 mars 1998, mort d'Agustin GOMEZ-ARCOS
les canons de la commune.
Le 20 mars 1871. Déclaration d'Emile DUVAL, commandant délégué à l'ex-préfecture de Police:"Paris, depuis le 18 mars, n'a d'autre gouvernement que celui du peuple : c'est le meilleur. Jamais révolution ne s'est accomplie dans des conditions pareilles à celle où nous sommes. Paris est devenu ville libre. Sa puissante centralisation n'existe plus. La monarchie est morte de cette constatation d'impuissance. (...)."Extrait du journal officiel de la commune de Paris.
En-tête du premier numéro
Le 20 mars 1910, à Limoges (France), sortie du premier numéro de "L'Insurgé", Organe hebdomadaire des révolutionnaires (de la région) du Centre. Le journal succède au "Combat Social" et dispose de sa propre imprimerie. Le gérant en est Petitcoulaud. A noter que le journal vend pistolets et révolvers à ses lecteurs et préconise d'étonnants conseils, comme dans le numéro 63 du 29 mai 1911."En ce moment où la flicaille devient de plus en plus brutale et dégoutante, il est indispensable d'être armé pour se défendre contre ces brutes malfaisantes."Le titre "L'Insurgé" a été enployé par divers autres journaux anarchistes tant en France (en particulier à Paris, et Lyon), mais aussi en Belgique (à Bruxelles et à Liège).
Ephéméride Anarchiste
21 mars
Emile Maurin(photo anthropométrique)
Le 21 mars 1913, mort de Emile MAURIN (dit Elie MURMAIN) à Paris.Militant anarchiste et photographe.Né le 28 juillet 1862 à Marseille. Il fut impliqué dans le "procès des 66" et condamné le 19 janvier 1883 à cinq ans de prison (par défaut car Maurin s'était exilé à Genève). Amnistié en 1889, il revient en France et devient photographe ambulant sous le nom de Murmain, malgré de gros problèmes de vue (il deviendra progressivement aveugle). Ce métier ambulant lui servait à propager les idées anarchistes. En 1891, il est condamné à six mois de prison pour "excitation de soldat à la révolte". A Grenoble, en 1907, il est à l'initiative d'une Université Populaire.
Le 21 mars 1988, mort de François-Charles CARPENTIER,.Militant anarchiste et combattant de la révolution espagnole.Né le 28 octobre 1904 à Reims. En janvier 1915, se trouvant en zone occupée, il est déporté avec son père dans un camp en Allemagne. N'ayant que 10 ans, il est rapatrié par la croix rouge. Il travaille dans les ateliers de tissage, puis à la mine. En 1924, il vient à Paris, exerce divers petits métiers, et milite avec les anarchistes qui éditent "Le Libertaire". Il devient l'ami de Charles Ridel (Louis Mercier Vega). En 1936, ils partent rejoindre la révolution espagnole, et créent "le groupe international de la colonne Durruti" qui affrontera de très durs combats. Ridel retournera en France pour organiser la solidarité. En mai 1937 à Barcelone, Carpentier se battra contre les communistes qui tentent d'écarter anarchistes et poumistes, puis il rentrera en France, quelques mois plus tard, sans illusion sur la fin de la révolution. Mobilisé en 1939, son régiment est encerclé par les troupes allemandes, mais il parvient à s'échapper. En 1943, il travaille au "comité ouvrier de secours immédiat""Pour moi il y a eu la famille et les copains, et l'anarchie. Voilà tout ."
Le 21 mars 1926, naissance de Thodor MITEV dit TOCHO
Le 21 mars 1945, mort d'Amédée DUNOIS
Le 21 mars 1919, en Hongrie. Insurrection des Conseils avec la participation des anarchistes à la Commune de Budapest. Les communistes s'empareront du pouvoir de la nouvelle République, réprimeront les révolutionnaires avant d'être balayés à leur tour, début août, par les armées réactionnaires tchécoslovaque et roumaine, cette dernière occupant Budapest.
Semaine suivante
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Histoire de l'anarchie
Couverture d'une brochure de "Femmes Libres" de Valencia
Semaine du 8 au 14 mars
Ephéméride Anarchiste
8 mars
Marie-Adèle Anciaux
Le 8 mars 1887, naissance de Marie-Adèle ANCIAUX dite Mary SMILES, à Prisches (dép. du Nord). Militante et pédagogue libertaire.Compagne de Stephen Mac Say, elle va partager sa vie durant tous ses engagements. Elle enseignera notamment, de 1906 à 1910, à "la Ruche", école libertaire créée par Sébastien Faure. Outre son action éducative, elle est inséparable de l'action de Stephen en faveur de la nature et en particulier de la défense des animaux au sein de la "Ligue contre la vivisection". Elle est morte le 9 février 1983 à Chartres (onze années après son compagnon).
Le 8 mars 1904, naissance de Clément FOURNIER, à Paris.Militant anarchiste et pacifiste français.Issu d'une famille libertaire, c'est tout naturellement qu'il militera à "l'Union anarchiste" dont il sera désigné secrétaire au congrès de mai 1934. Pacifiste, il est également secrétaire de la section de Sartrouville de la "Ligue Internationale des Combattants de la Paix (L.I.C.P)".Après guerre, il collabore au journal "CQFD" de Louis Louvet et prend part à la reconstruction du mouvement libertaire au sein de la "Fédération Anarchiste Française" et participe à la création du "Comité de Relations Internationales Anarchistes" (C.R.I.A) pour lequel il éditera un bulletin. Il sera avec André Prudhommeaux délégué au "Congrès anarchiste international" à Londres (du 25 juillet au 1er août 1958). Secrétaire aux relations internationales, il sera aussi un temps trésorier de la Fédération anarchiste.Il est mort le 2 mars 1969 à l'hôpital de Bobigny (banlieue Est de Paris).
Le 8 mars 1905, naissance de Dolores PRAT COLL, à Ripoll (Catalogne).Militante anarcho-syndicaliste de la CNT.Née dans une famille pauvre très croyante, elle est envoyée chez les soeurs, dont elle gardera un souvenir pénible. A 15 ans, elle commence à travailler dans une usine textile et adhère aussitôt à la CNT. En 1936, elle était secrétaire du syndicat de l'industrie textile à Ripoll. Après la défaite du camp républicain, elle traverse les Pyrénées pour se réfugier en France. Elle s'installera à Toulouse où elle poursuivra son action au sein de la fédération locale de la CNT et de SIA. Elle est morte le 12 septembre 2001."Je suis rentrée à la CNT, parce que c'était eux les vrais révolutionnaires".On peut la voir dans le film de Lisa Berger "Chemin de Liberté"(1997). Son fils Progreso Marin lui a consacré un ouvrage: "Dolores : une vie pour la liberté"(2002).
Le 8 mars 1936, mort de Jules Alexandre SADIER
En 1936, dans "Femmes libres", Emma Goldman écrit:"La femme espagnole ne tardera plus beaucoup à prendre le chemin de son émancipation. Le problème de l'émancipation féminine est identique à celui de l'émancipation prolétarienne : ceux qui veulent être libre doivent faire le premier pas. Les ouvriers de Catalogne et de toute l'Espagne l'ont déjà fait, ils se sont libérés eux-mêmes et ils sont en train de verser leur sang pour consolider cette liberté. Maintenant, c'est votre tour à vous, femmes espagnoles. Brisez vos chaînes.Votre tour est enfin arrivé d'élever votre personnalité et votre dignité, d'exiger avec fermeté vos droits de femme, comme individualités libres, comme membres de la société et comme camarade dans la lutte contre le fascisme et pour la Révolution sociale."
Le 8 mars 1920, à Sienne (Italie), fascistes et carabiniers donnent l'assaut à la Bourse du Travail; laquelle est défendue par une centaine de militants anarchistes et socialistes. Nombreux sont les militants blessés dans l'affrontement, parmi lesquels l'anarchiste Regoli Giuseppe qui succombera à ses blessures. S'ensuivra une grève générale de protestation.
Luis Nicolau et Pedro Mateu
Le 8 mars 1921, à Madrid, Le président du gouvernement espagnol Eduardo Dato est tué par les métallurgistes de la C.N.T : Luis NICOLAU, Pedro MATEU et Ramón CASANELLAS. Il était le responsable de la répression anti-syndicale à Barcelone qui fit plusieurs morts ; dès le mois de janvier 1921, on appliqua en effet la "loi de fuite" qui consistait à libérer un détenu pour l'abattre quelques instants plus tard : trois syndicalistes en furent les premières victimes, le 20 janvier.
Le 8 mars 1921, les communistes commencent un bombardement aérien sur la population pacifique de Kronstadt.
Le Comité Révolutionnaire Provisoire de Kronstadt, via radiotélégramme :"Kronstadt libérée parle aux ouvrières du monde entier : Nous, ceux de Kronstadt, sous le feu des armes, sous les mugissements des obus qui déferlent sur nous (...) adressons notre salut fraternel aux travailleuses du monde."
Ephéméride Anarchiste
9 mars
Le 9 mars 1879, naissance de François ROSE à Armentières (dép. du Nord).Militant anarchiste et syndicaliste français.Peintre en bâtiment, il prend part à la rédaction de l'hebdomadaire anarchiste d'Amiens "Germinal". Militant syndical de la CGT, il sera durant la période de reconstruction de l'après-guerre (14-18), le délégué régional du Bâtiment. Enthousiasmé par la révolution bolchevique, il se rappoche des communistes sans cependant adhérer au Parti. En 1920-21, il prend part à la campagne en faveur de la libération des Mutins de la Mer Noire. 1921 est également l'année de la scission syndicale au sein de la CGT et de l'émergeance de la nouvelle CGTU(Unifié) regroupant les éléments communistes et anarchistes dans laquelle il oeuvrera l'année suivante en tant que secrétaire de l'Union Départementale.Pas d'autres informations sur la suite de son action, sinon qu'il meurt à Paris le 3 janvier 1961.
Le 9 mars 1908, naissance d'Henri JULLIEN à Hanoi.Petit fils de Paule Mink. Socialiste et syndicaliste, puis mutualiste et anarchiste.En 1928, se liant d'amitié avec Victor Meric, il est tout d'abord journaliste, et devient ensuite avocat sous le régime de Vichy (pour ne pas subir la censure). Il fait partie des fondateurs du premier syndicat de journalistes confédérés en 1935, puis il participe à la résistance et rejoint les anarchistes après la seconde guerre mondiale, à Marseille.Après 1949, il assure la présidence de S.I.A (Solidarité internationale antifasciste) et apporte son soutien au C.I.R.A de Marseille (Centre International de Recherche sur l'Anarchisme).
Le 9 mars 1958, mort de Louis MOREAU, à Malakoff, banlieue de Paris.Militant libertaire et pacifiste; peintre et graveur.Il est né à Châteauroux (Indre), le 15 avril 1883. Après l'école, il entre en apprentissage dans un atelier de lithographie. En 1900, il s'installe à Paris pour exercer son métier. Devenu artisan et artiste, il se passionne pour le dessin, puis la peinture et la gravure sur bois. Il débute ainsi aux "Temps Nouveaux" de Jean Grave. Mobilisé durant la guerre de 14-18, il participe pourtant au journal clandestin de Pierre Chardon le "Semeur"(1916). Durant l'entre deux-guerre, sa "Femme libérée" illustre la revue de Lorulot "l'Idée Libre". Il donne également ses bois gravés au "Néo-Naturien" et à "l'en dehors" d'E. Armand, etc.Avec Germain Delatousche, graveur et libertaire comme lui, et d'autres artistes, ils forment, en 1924, le groupe "Les Partisans".Portraits d'anarchistes célèbres, illustrations antimilitaristes, paysages bucoliques ou naturistes, les bois gravés de Moreau ornent de nombreux livres et revues de la presse libertaire : "Les Humbles", "La Revue Anarchiste", "l'Almanach de la paix" (1934), "l'Unique"(jusqu'en 1956), etc.Artiste de talent, il se tiendra pourtant volontairement à l'écart du vedettariat, se moquant totalement de la reconnaissance officielle.Son ami Manuel Devaldès fera sa biographie en 1935.
Le 9 mars 1879, naissance de Carlo TRESCA
Le 9 mars 1916, naissance de Carles FONTSERE
Le 9 mars 1883, à Paris, une manifestation des "sans-travail", d'abord dispersée par la police, réussit néanmoins à défiler. Sur son trajet, plusieurs boulangeries sont pillées et de violents affrontements ont lieu avec les forces de "l'ordre". Louise MICHEL, drapeau noir en tête et Emile POUGET (qui sont à l'initiative de cette manifestation) sont arrêtés et poursuivis pour "excitation au pillage". Ils seront condamnés le 22 juin à 6 et 8 ans de prison.
Le 9 mars 1901, (24 février pour le calendrier Julien), le Saint-Synode de toutes les Russies (instance suprême de l'Eglise orthodoxe) lance le décret d'excommunication de Léon Tolstoï, qui "propage avec l'ardeur d'un fanatique le renversement de tous les dogmes de l'Eglise orthodoxe et de l'essence même de la foi chrétienne." etc."(extrait du décret).
Le 9 mars 1939, à Madrid, l'anarchiste Cipriano MERA, commandant le IV corps d'armée, met en déroute les troupes communistes qui assiégeaient le Conseil national de défense. Ce conseil fut crée à l'initiative des partis politiques et des syndicats (en réponse au décret du 3 mars 1939 qui consacrait tous les postes de commandements militaires à l'hégémonie des communistes) pour négocier la fin de la guerre avec des garanties pour les antifascistes.
Ephéméride Anarchiste
10 mars
Mac Say et sa compagne Mary Anciaux
Le 10 mars 1972, mort de Stephen MAC SAY (de son vrai nom Stanislas Alcide MASSET), né le 15 octobre 1884 dans le nord de la France. Militant anarchiste, professeur puis apiculteur.Il s'oppose très vite à l'enseignement "officiel". En 1906 il rejoint, avec sa compagne Marie-Adèle ANCIAUX (dite Mary Smiles), l'école libertaire de Sébastien Faure "La Ruche", où ils enseigneront tous les deux jusqu'en 1910. Mac Say quittera alors définitivement l'enseignement et deviendra forain, puis apiculteur. Pendant la guerre de 14-18, bien que réformé, il se réfugie dans la Creuse avec sa compagne, craignant quelques ennuis à cause de son engagement antimilitariste. Après la guerre, Mac Say reprend ses activités militantes, et particulièrement sa collaboration régulière aux journaux anarchistes "l'en dehors", "Le libertaire" "Les Temps nouveaux" etc., ainsi qu'à l'Encyclopédie Anarchiste de Sébastien Faure. Dénoncé comme juif pendant la 2e guerre mondiale (ce qui, soit-dit en passant, était faux) il est à nouveau contraint de quitter sa maison avec Mary.Humaniste et amoureux de la nature, Mac Say écrira de nombreux livres et brochures contre la vivisection, ainsi que sur l'éducation des enfants et la santé : "L'école laïque contre l'enfant", "De Fourier à Godin","Les bêtes proches de l'homme", "Propos sans égards", etc.
Salvador Segui
Le 10 mars 1923, à Barcelone, Salvador SEGUI RUBINAT, surnommé "El Noi del sucre", est assassiné avec un autre syndicaliste Francesc COMES (ces meurtres ont été commandités par le gouverneur de Catalogne). Né le 23 décembre 1890 à Lérida, Salvador Ségui était un militant anarcho-syndicaliste de la C.N.T très actif et très populaire en Catalogne. Il se battait notamment pour la création d'un syndicat unique plutôt que corporatiste. Il joua un rôle de modérateur lors du conflit dit de "La canadienne", alors même qu'il était en prison.
Le 10 mars 1939, mort d'Armand GUERRA (José ESTIVALIS CALVO)
Le 10 mars 1964, mort d'Ugo FEDELI
Le 10 mars 1987, mort d'Andrés CAPDEVILA PUIG
En-tête du bulletin numéro 7 du 10 juin 1914
Le 10 mars 1914, sortie par l'imprimerie de "La Ruche" à Rambouillet du premier numéro du "Bulletin de la Ruche". Après avoir édité, entre 1906-08, un bulletin mensuel de son oeuvre de solidarité et d'éducation libertaire "La Ruche", Sébastien Faure publiera de mars à juillet 1914 (déclaration de guerre) ce bulletin bimensuel. Il saura s'entourer de collaborateurs intéressés à son action éducative comme C-A Laisant, Jean Marestan, le Dr F.Elosu, André Girard, etc.Epigraphe: "Penser Vouloir Agir"
Le 10 mars 1921, Radiotélégramme "Au Prolétariat de tous les pays", communiqué du Comité Révolutionnaire Provisoire de Kronstadt :"Il y a trois jours, les communistes ont ouvert le feu, les premiers, et les premiers ont fait couler un sang fraternel. Comme nous luttons pour une juste cause, nous avons relevé le défi. La garnison et la population laborieuse de Kronstadt, qui ont secoué le joug infâme des communistes, ont décidé de lutter jusqu'au bout."
Le 10 mars 1945, en Bulgarie, les 90 délégués de la "Fédération Anarchiste Bulgare", réunis en session extraordinaire, dans le but d'étudier les moyens de résister au nouveau pouvoir communiste (qui impose la fermeture de tous les locaux de réunion et interdit les journaux anarchistes), sont arrêtés par la milice communiste et envoyés dans des camps de concentration, où ils seront torturés, puis astreints aux travaux forcés.
Le 10 mars 1966, à Amsterdam, à l'occasion du mariage controversé de la princesse Beatrix (future reine de Hollande) avec un ancien diplomate allemand soupçonné d'avoir eu des sympathies nazies, le mouvement "Provo" (né un an plus tôt) appelle à faire de cette journée un jour d'anarchie (dag van de anarchie). Des bombes fumigènes sont jetées sur le trajet de la cérémonie, la police intervient brutalement et provoque une émeute.
Ephéméride Anarchiste
11 mars
André Lorulot
Le 11 mars 1963, mort d'André Georges ROULOT, dit LORULOT à Herblay (Seine-et-Oise). Propagandiste anarchiste individualiste, puis libre penseur.Il naît le 23 octobre 1885 à Paris, dans une modeste famille ouvrière et commence à travailler à 14 ans. En 1905, il fait la connaissance de Libertad avec qui il va participer à la création du journal "L'anarchie" organe des anarchistes individualistes. Le 1er juin 1905, il est arrêté et fait huit jours de prison pour avoir sifflé au passage du roi d'Espagne. Il est alors renvoyé de l'imprimerie où il travaillait, mais trouve un travail de comptable. Réformé du service militaire pour mauvaise santé, il fonde en 1906, avec Ernest Girault et quelques autres, ainsi que sa compagne de l'époque Emilie Lamotte une colonie anarchiste communiste à St-Germain-en-Laye. Cette colonie durera 2 ans, pendant lesquels il continuera à donner des conférences à travers le pays. Il est plusieurs fois condamné pour ses propos ou écrits. En 1907, sa brochure "L'Idole patrie et ses conséquences" publiée par Benoît Broutchoux lui vaut 15 mois de prison pour "Provocation de militaires à la désobéissance". Mais il est libéré conditionnellement quelques mois plus tard pour cause de maladie. A la mort de Libertad, en 1908, il reprend la direction de "l'anarchie", tout en poursuivant ses conférences. En 1911, il laisse la direction de "l'anarchie" à Rirette Maîtrejean, puis crée, le 1er décembre 1911, la revue "L'Idée Libre". Ayant rompu avec le milieu illégaliste, il ne sera pas inculpé lors du procès des survivants de la Bande à Bonnot en 1913. En janvier 1915, il est arrêté pour une affaire de fausse monnaie et injures et diffamations envers l'Armée, mais obtint finalement un non-lieu fin juillet 1915, assorti d'une interdiction de séjour de 4 ans à Paris. Il s'installe alors à Lyon puis à Saint-Etienne et reprend la publication de "L'Idée libre" en 1917.Dans les années vingt, favorable à la révolution bolchevique, il s'écarte du mouvement anarchiste. Il participe avec Manuel Devaldes au "Réveil de l'Esclave"(1920-25) mais base dès lors son combat sur l'anticléricalisme avec la publication de divers journaux "LAntireligieux" (1921-25) puis "l'Action antireligieuse" (1925) ; La Libre pensée (1928); "La Calotte"(1930). Il s'engage en 1921 dans la Fédération des Libres penseurs, dont il sera un infatigable orateur. Dans les années trente, il participe à "l'Encyclopédie Anarchiste" de Sébastien Faure. Sous l'occupation, il arrive encore à publier brochures et journaux comme "La Vague". En 1958, il sera nommé président de la Fédération nationale des libres penseurs, puis vice-président de l'Union mondiale.Il est l'auteur de nombreux ouvrages: "Le mensonge électoral" (1908); "Chez les loups" (1922); "Méditations et souvenirs d'un prisonnier"(1922); "Histoire de ma vie et de mes idées"(1939); "Histoire populaire du socialisme mondial" (1945); etc."Pour que l'Homme s'affirme et se libère, il faut que l'antique chimère de Dieu disparaisse..." "Au nom de Dieu inexistant, on a commis trop de crimes, on a fait couler trop de sang".in "Pourquoi je suis athée!"(1933, réedité en 2004)
Le 11 mars 1850, naissance de Clément DUVAL
Le 11 mars 1909, naissance de Maurice LAISANT
Le 11 mars 1892, à Paris, au 136 bd. Saint Germain, Ravachol dépose une bombe au domicile du président de la cour d'assises Benoît, qui s'était illustré par sa férocité le 28 août 1891, lors du procès des l'anarchistes Henri Decamps, Charles Dardare et Louis Leveillé. L'explosion détruit une partie de l'immeuble, mais ne fait aucun blessé.
Le 11 mars 1921. Izvestia n°9 du comité révolutionnaire provisoire des Matelots, Soldats rouges et Ouvriers de la ville de Kronstadt :
"Nous avons lancé un appel à tous les travailleurs de Russie afin qu'ils luttent pour des soviets librement élus. Notre cri a été entendu. Déjà, les matelots, soldats rouges et ouvriers révolutionnaires de Petrograd viennent nous prêter main-forte."
Fragment de la couverture du numéro 34 (consacré à Bakounine) de juin 1966
En mars 1956, sortie à Paris du premier numéro de la revue "Noir et Rouge". Cahiers d'Etudes édités par les "Groupes Anarchistes d'Action Révolutionnaire" (G.A.A.R), issus de la scission de la "Fédération Anarchiste" en décembre 1953, puis de la "Fédération Communiste Libertaire" (en janvier 1956). Le responsable de la revue est Christian Lagant qui la fera paraître jusqu'en juin 1970.
Ephéméride Anarchiste
12 mars
Manol Vassev
Le 12 mars 1958, mort de Manol VASSEV (de son vrai nom Yordan Sotirov), à Sliven (Bulgarie)..Militant anarcho-syndicaliste bulgare.Né en 1898, il lutta une grande partie de sa vie clandestinement, tout en continuant à travailler en usine, et mena grèves et luttes sous le nom de Vassev. Arrêté, jeté en prison, il reprenait la lutte dès qu'il était libéré, que ce soit contre le fascisme ou contre le bolchevisme. Le régime stalinien l'envoya en camp de concentration plusieurs années, puis en prison. Vassev devint le symbole vivant de la résistance à l'oppression, une figure très populaire de l'anarchisme bulgare. Il fut empoisonné dans sa cellule, la veille de sa libération.
Le 12 mars 1955, mort de Louis ESTEVE (né à Gaillac-sur-Tarn en 1884), anarchiste individualiste français.Etudes à l'université de Toulouse, poète, romancier et essayiste, auteur d'une "Psychologie de l'Impérialisme"(1913). Il est un fidèle collaborateur du journal anarchiste individualiste d'E. Armand "l'en dehors" et ensuite de "l'Unique".
Le 12 mars 1942, mort de Juan MONTSENY dit Federico URALES
Le 12 mars 1980, mort de Renée LAMBERET
Le 12 mars 1990, mort de Fernand RUDE
En-tête du numéro de mars 1959
En mars 1957, sortie à Palerme (Sicile) du premier numéro du mensuel "L'Agitazione del Sud". Le journal sortira jusqu'en octobre 1971 (avec deux interruptions, de juin à décembre 1958, et de mars 1969 à mai 1971).
Ephéméride Anarchiste
13 mars
Maximilien Luce(photo anthropométrique)
Le 13 mars 1858, naissance de Maximilien Jules LUCE à Paris, (mort à Paris le 7 février 1941). Peintre, graveur et militant anarchiste.Enfant, il est témoin de plusieurs faits tragiques de la Commune de Paris. Dès 1881, il fréquente les anarchistes parisiens. Lecteur de "La Révolte", il devient l'ami de Jean Grave. En 1887, Pissarro, Seurat et Signac l'accueillent dans le groupe des néo-impressionnistes. Luce signe alors de nombreux dessins pour les journaux tels que "Le Père Peinard", "La Révolte", "L'Endehors", "la feuille" etc. En 1894, faisant suite aux attentats de Ravachol, Vaillant, etc.,il est arrêté et jeté en prison. Désigné comme "Anarchiste dangereux" ses dessins sont jugés "inciter le peuple à la révolte"(Procès des 30). Sur la vie carcérale, Luce réalise une série des lithographies, accompagnées d'un texte de Jules Vallès. Libéré, il collabore à la revue "Les Temps nouveaux".En 1934, il assure la présidence de la Société des artistes indépendants. La même année, il signait une pétition appelant à la lutte antifasciste. Il a laissé de nombreuses toiles ayant pour thème la Commune de Paris comme la mort de Varlin, mais aussi le travail des ouvriers et des paysans.
Le 13 mars 1929, mort au pénitencier d'Alghero (Sassari) de l'anarchiste italien Ettore AGUGGINI. Impliqué dans l'attentat du 23 mars 1921 au théâtre Diana à Milan, lors du procès le 9 mai 1922 , il avait été condamné à de nombreuses années de prison.
Hippolyte Havel (photo empruntée à la collection Labadie)
Le 13 mars 1950, mort d'Hippolyte HAVEL (né le 13 août 1871 (?) à Thabor (Autriche). Anarchiste militant.En 1894, à Vienne, il est condamné à 18 mois de prison pour "trouble à l'ordre public". Très érudit, il fréquente Emma Goldman (avec laquelle il se rend à Paris), avant de partir pour les Etats-Unis. Il participe à la rédaction du journal "Mother Earth" dès 1906, collabore à l'Ecole Moderne de New York (1910), et rédige également des biographies d'anarchistes tel que Emma Goldman, Voltairine de Cleyre, etc., et publie diverses revues et brochures. Avec sa compagne Polly, anarchiste comme lui, il ouvre, juste avant la 1er guerre mondiale, un restaurant à Greenwich village qui deviendra un haut lieu de rencontre pour les artistes et intellectuels. En 1920, il part vivre dans la colonie libertaire de Stelton. Puis il se clochardise quelque peu, abusant de la boisson. Homme original et "dandy anarchiste", il n'hésitait pas à invectiver les passants et les provoquer par des actions d'éclats. Mais sa folie simulée ne tardera pas à devenir réelle, et il mourra dans un hôpital psychiatrique du New Jersey.
Le 13 mars 1911, mort de Luisa MINGUZZI
Le 13 mars 1928, naissance de René-Louis LAFFORGUE
Le 13 mars 1934, mort de Victor BARRUCAND
Le 13 mars 1942, mort de Georges Mathias PARAF-JAVAL
Le 13 mars 1881, à Saint Petersbourg. Le Tsar Alexandre II meurt dans un attentat à la bombe. C'est l'oeuvre du groupe "Volonté du peuple" qui, par ce geste, désire "ouvrir la voie de la révolution sociale". Nikolaï Kibaltchitch, Sofia Petrovskaïa, Nikolaï Rissakov, Gavril Mikhaïlov, Jehabov, seront arrêtés et condamnés à mort. Hessa Hefmann (enceinte), sera envoyée au bagne en Sibérie.
Ephéméride Anarchiste
14 mars
Emile Cottin
Le 14 mars 1896, naissance de Louis Emile COTTIN, à Creil. Anarchiste français.Menuisier-ébeniste, il découvre très jeune les idées libertaires.Le 19 février 1919, il tente d'assassiner Clémenceau. Condamné à mort le 14 mars 1919, sa peine est commuée à dix ans de réclusion, suite à la campagne du journal "Le Libertaire" sur le thème : "L'assassin de Jaurès : acquitté. Cottin, qui n'a pas tué : condamné à mort".Libéré en 1924, il est astreint à résidence dans l'Oise. Continuant néanmoins à voyager, il est arrêté à Lyon en 1930 et condamné à trois mois de prison. En septembre 1936, il rejoint, en Espagne, la Colonne Durruti (il avait rencontré ce dernier à Paris).Il est tué sur le front de Saragosse le 8 octobre 1936."Je ne comprends pas la société actuelle... Elle est autoritaire et n'engendre qu'une foule de malheurs. Cette autorité a toujours été un épouvantail entre les mains des gouvernants au détriment de la masse. Je tiens tous les gouvernements responsables de toutes les guerres ayant eu pour résultat le meurtre de millions d'individus".(Déclaration de Cottin à son procès).
Gennaro Rubino en 1894 (tirée de "L'Illustazione Italiana")
Le 14 mars 1918, mort de Gennaro RUBINO dans la prison de Louvain (Belgique).Anarchiste italien auteur d'un attentat manqué contre le roi des Belges.Il naît le 23 novembre 1859 à Bitonto, dans les Pouilles (Italie). Fils d'un maréchal-ferrant libre-penseur, il est orphelin de sa mère à 11 mois. Bon élève, il doit renoncer à devenir ingénieur par manque d'argent. En 1878 il s'engage dans l'armée, pensant pouvoir y poursuivre ses études, mais son intelligence s'accommode mal de la discipline militaire et des articles envoyés à un journal républicain lui vaudront d'être dégradé et condamné en 1884, par le tribunal militaire de Messine, à cinq ans de réclusion. Libéré en 1887 à la faveur d'une amnistie, il retourne à Bitonto où il se marie avec une institutrice souffrant de troubles mentaux. Employé comme comptable, il est arrêté pour faux et escroquerie (qu'il nie) et condamné à 4 ans de prison.Sa peine accomplie, il émigre en mai 1897 à Londres où il va exercer divers emplois dans la restauration. Il fréquente alors les socialistes puis les anarchistes italiens. Se déclarant célibataire, il se remarie avec une ouvrière dont il aura un garçon. Deux expériences d'emploi en librairie tournent au fiasco alors que le couple vit dans la misère. Il tente à nouveau sa chance à Glasgow sans plus de succès. En désespoir de cause, il accepte alors, contre rémunération, d'être un indicateur pour les autorités italiennes. L'argent sert à acheter une maison devant servir d'imprimerie pour un nouveau journal, de salle de réunion et de logement, mais il est dénoncé aux anarchistes, dont Malatesta et Louise Michel, qui le somment de s'expliquer. Il avoue (par courrier) être un espion mais qui se voudrait être une sorte d'agent double, et livre les noms ou pseudos d'autres mouchards infiltrés.Réprouvé par les anarchistes comme par sa famille, il quitte seul l'Angleterre pour la Belgique où pour prouver sa bonne foi et venger la répression sanglante de Louvain d'avril 1902, il tire le 15 novembre 1902 sur le cortège du roi Léopold II mais sans atteindre sa cible. Arrêté par la foule, son procès débute le 26 janvier 1903. Il est défendu par Emile Royer (avocat de Jules Moineau) et par Charles Gheude, mais il sera finalement condamné aux travaux forcés à perpétuité.Il meurt dans la prison de Louvain probablement victime de la grippe espagnole après quinze ans de réclusion et d'isolement qui avaient fini par altérer ses facultés mentales.Il est l'auteur de plusieurs textes rédigés en prison dont un mémoire pour justifier de sa bonne foi anarchiste et convaincre ses avocats socialistes de le défendre."Si l'anarchiste tue un roi, il entend se rebeller et se venger contre l'autorité et les privilèges représentés par ce roi mais non pas contre un homme. Et cela non pour le goût de tuer mais dans des circonstances spéciales lorsque tout moyen paisible est impossible ou inutile pour que l'homme conquière son droit à la vie, au bonheur et à la liberté."
A lire le très bon ouvrage d'Anne Morelli: "Rubino l'anarchiste qui tenta d'assassiner Léopold II" (Editions Labor 2006).
Le 14 mars 1993, mort de Soledad ESTORACH ESTERRI,
Le 14 mars 1885, naissance d'Auguste GORION
Le 14 mars 1945, mort d'Alexander GRANACH
Le 14 mars 1962, mort de Giovanna CALEFFI ( BERNERI)
Le 14 mars 1872, à Paris, vote d'une loi qualifiant le simple fait d'être affilié à "l'Internationale", "d'attentat contre la paix publique" et le punissant en conséquence.
Le 14 mars 1897, à Ancône (Italie), Errico Malatesta, rentré clandestinement en Italie, publie le premier numéro du journal "L'Agitazione".
Le 14 mars 1912, à Rome, le jeune anarchiste Antonio d'ALBA tire sur le roi d'Italie Victor-Emmanuel III qui assistait à une messe funèbre en mémoire d'Humbert 1er (tué le 29 juillet 1900 par l'anarchiste Gaetano Bresci). Le roi est indemne. Antonio d'Alba sera condamné aux travaux forcés.
Du 10 au 14 mars 1922, à Rome, se tient le quatrième congrès de "l'U.S.I" (Union Syndicale Italienne). C'est en fait le dernier Congrès avant le fascisme. La motion présentée par Borghi préconisant l'adhésion à une nouvelle AIT anti-autoritaire l'emporte.
Le 14 mars 1978, à Madrid, dans la prison de Carabanchel, le militant anarchiste Agustin RUEDA, est assassiné.
Semaine suivante
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